Types d’épreuves dans les courses hippiques

On a coutume de distinguer plusieurs types d’épreuves dans l’univers des courses hippiques. En effet, entre les courses au trot, les courses à l’amble et les courses au galop, le sport hippique (à ne pas être confondu avec les sports équestres qui agglomèrent le dressage, le saut d’obstacles et le concours complet) regroupe en son sein de nombreuses sous-disciplines aux distances et enjeux variables. Chaque épreuve fera l’objet d’un compte-rendu détaillé. Veuillez trouver ci-après une description succincte des épreuves majeures du sport hippique professionnel.

  •    Les épreuves de trot se subdivisent en deux groupes : les courses de trot attelé et les courses de trot monté ;
  •    Le départ des courses de trot attelé se fait derrière l’autostart ou à la volte ;
  •    Les épreuves de galop regroupent les courses de plat et les courses d’obstacles (haies, steeple-chase et cross-country).

La course de trot attelé

course de trot attelé

Scène d'une course de trot attelé dont le départ se fait derrière l'autostart.

 

Chaque driver est assis sur un sulky (voiture hippomobile à deux roues et siège unique) tracté par un cheval. Au cours d’une épreuve de trot attelé, le cheval se doit de trotter le plus rapidement possible dans l’optique de franchir la ligne d’arrivée en première position. Si ce dernier venait à se mettre au galop, il encourrait la disqualification immédiate, purement et simplement. Dans ce type d’épreuve, le départ pourra s’effectuer de deux manières : derrière l’autostart ou à la volte (spécificité française).

Derrière l'autostart …

Utilisé pour donner les départs lancés lors de certaines courses de trot, l’autostart désigne un véhicule automobile à ailes métalliques rabattables (une à gauche et l’autre à droite) derrière lesquelles les chevaux sont positionnés sur deux lignes et selon leur numéro respectif. La première ligne accueille les chevaux dont les numéros sont compris entre 1 et 9 (le n°1 étant à la corde et le n°9 à l’extérieur) tandis que la seconde ligne accueille les chevaux dont les numéros sont compris entre 10 et 18. Si le n°1 a l’avantage d’avoir un trajet sensiblement plus court à parcourir (même s’il risque de se retrouver enfermé par les autres concurrents), le n°18 a, quant à lui, le double inconvénient d’être positionné à la fois en seconde ligne et à l’extérieur. Autant dire que le cheval n°18 devra nécessairement accomplir un effort soutenu pour décrocher la victoire. À l’entame de la course, l’autostart roule à une allure réduite. Sitôt les chevaux au trot en position réglementaire derrière les bras repliables de l’autostart, le véhicule prend de la vitesse pour les libérer et lancer la course.

À la volte …

Le départ volté est une spécificité typiquement française. Lors d’un départ à la volte, les drivers doivent se positionner perpendiculairement à la piste et, une fois en place, effectuent un quart de tour afin de s’élancer sur la piste de manière synchronisée. Les commissaires se chargent d’initier le compte à rebours, s’assurent de la régularité du départ et s’emploient à sanctionner, grâce à des faisceaux laser et des cellules photoélectriques, les drivers qui auraient anticipé le départ (et donc pris un avantage illicite sur leurs rivaux). Tous les auteurs d’un faux départ s’exposent à des sanctions de gravité variable (suspension provisoire, amende sur l’allocation de la course, mise à pied …). Lors d’un départ volté, les concurrents ne disposent pas d’une place prédéfinie. En outre, il n’est pas non plus impossible de voir le départ à la volte d’une course de trot attelé se dérouler depuis plusieurs échelons (« poteaux de départ ») séparés par une distance comprise entre 25 et 50 mètres, ceci afin d’handicaper les meilleurs trotteurs et d’équilibrer les chances de chaque participant.

Parmi les épreuves de trot attelé les plus renommées du monde figurent évidemment le Prix d’Amérique (sur l’hippodrome de Vincennes en France), le Traber Derby (sur l’hippodrome de Berlin-Mariendorf en Allemagne), les Hambletonian Stakes (sur l’hippodrome de Meadowlands aux États-Unis) ou encore l’Elitloppet (sur l’hippodrome de Solvalla en Suède).


Le trot monté

trot monté

Plus de sulky ni de driver ! Au trot monté, c'est un jockey sur son cheval !

 

Dans une épreuve de trot monté, le jockey est directement assis sur sa monture dont il devra contrôler l’allure. L’objectif d’une course de trot monté consiste à franchir la ligne d’arrivée en tête (sans jamais s’être mis au galop). Si le cheval venait à se mettre au galop, il s’exposerait à une disqualification. À la différence du trot attelé, le jockey profite d’une visibilité optimale sur l’avant. De même, l’absence de sulky simplifie les phases de passage à la corde. Bien que peu répandu à l’international, le trot monté est néanmoins mis à l’honneur à l’occasion du Prix de Cornulier, lequel se déroule sur l’hippodrome de Vincennes l’avant-dernier dimanche de janvier. Les courses de trot monté se disputent sur des tracés généralement compris entre 1.800 et 3.000 mètres.


Les épreuves de galop

La course de plat

Le principe de la course de plat se résume à s’élancer au galop (avec un poids attribué par le handicapeur) et à franchir le poteau d’arrivée en première position. Au départ de la course, les chevaux sont confinés dans des stalles (compartiments dans lesquels les chevaux viennent se ranger au départ d’une course de plat [également utilisés pour les courses de lévriers]) selon un ordre prédéfini. En effet, les chevaux obtiennent un numéro qui, à la faveur d’un tirage au sort, détermine leur stalle de départ. Contrairement au cheval n°1 qui s’élance à la corde, le n°18, positionné à l’extérieur, est contraint de parcourir une plus longue distance au gré des virages (un préjudice susceptible d’hypothéquer ses chances de victoire). Les stalles s’ouvriront de manière synchronisée pour signifier le départ de la course. La distance que les chevaux devront parcourir oscille généralement entre 1.600 et 2.400 mètres (1.600 mètres pour le Grand Handicap de la Seine, 1.850 mètres pour le Prix d’Ispahan, 2.000 mètres pour le Prix de l’Opéra, 2.100 mètres pour le Prix de Diane, 2.400 mètres pour le Prix de l’Arc de Triomphe …). On peut également trouver des courses dont la distance est largement inférieure (ou supérieure) aux valeurs chiffrées précitées : 900 mètres pour le Prix de la Marche, 1.000 mètres pour le Prix de l’Abbaye de Longchamp, 4.000 mètres pour le Prix du Cadran …

La course d’obstacles

On a coutume de subdiviser la course d’obstacles en trois sous-catégories distinctes au degré de difficulté variable : les haies, le steeple-chase et le cross-country. Bien que l’objectif de la course d’obstacles soit identique à celui de la course plat (s’élancer au galop et franchir en tête la ligne d’arrivée), on peut relever un certain nombre de divergences entre les deux disciplines. Primo, le départ se fait à l’élastique (et non depuis des stalles). Secundo, le parcours est jalonné d’obstacles tous plus divers que variés (haies, barrières, rivières, bassins, douves …). Tertio, la distance que les chevaux doivent parcourir est passablement plus longue que celle des courses de plat : 5.100 mètres pour la Grande Course de Haies d’Auteuil, 6.000 mètres pour le Grand Steeple-Chase de Paris … Autant dire qu’en plus de leur vitesse de pointe, les chevaux qui prennent part à ce type d’épreuve doivent mettre leur endurance et leur agilité à contribution.

Le steeple-chase

Discipline hippique à la fois prestigieuse et sensationnelle, le steeple-chase propose des obstacles bigrement plus techniques et compliqués que ceux des courses de haies : la rivière des tribunes de l’hippodrome d’Auteuil et la très controversée (à juste titre) tranchée « Taxis » de l’hippodrome de Pardubice sont autant d’exemples probants. Le Grand Steeple-Chase de Paris (6.000 mètres), le Nakayama Grand Jump au Japon (4.250 mètres) et le Grand National de Liverpool (6.907 mètres) figurent parmi les courses de steeple-chase les plus mythiques qui soient.

steeple chase

Certains obstacles de steeple-chase sont vraiment impressionnants !

La course de haies

Lors d’une course de haies, les chevaux sont amenés à franchir des obstacles qui, comme le nom de la discipline l’indique, se présentent sous la forme de haies constituées de buissons ou d’arbustes d’1 mètre 10 de hauteur sur 1 mètre 20 de large. Si les obstacles (et leur nombre) à franchir sont relativement raisonnables, la course se tiendra sur une distance qui oscille tout de même entre 3.000 et 5.000 mètres ! L’endurance y jouera donc un rôle primordial.

Le cross-country

Voilà LA discipline hippique, très difficile et contraignante (tant pour les chevaux que pour les cavaliers), où les mots « vitesse », « solidité » et « performance » sont les maîtres-mots. D’ordinaire, les cross-countries se déroulent sur de longues distances (entre 5.000 et 7.000 mètres) et comprennent une succession d’obstacles naturels (rivières, murs verticaux, buttes de terre, douves, contrebas, barrières, claies …). Fort de ses 7.300 mètres de distance, l’Anjou-Loire Challenge (qui se déroule dans la commune du Lion-d’Angers) est la plus grande épreuve de cross-country du monde.


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